Dans le cadre de la formation des présidents des assemblées populaires communales, une session a été consacrée cette semaine à la gestion des affaires sociales. Initiée par le ministère de l’Intérieur, des Collectivités locales et de l’Aménagement du Territoire, le cycle de formation a vu la participation de l’ensemble des maires de la wilaya de Chlef. À l’occasion de cette formation qui se déroule au Centre Culturel Islamique de Chlef, nous avons pris attache avec trois présidents d’APC. Voici ce qu’ils en pensent.
M. Adlene Labdi, président de l’APC de Chlef :
« Nous participons actuellement à des sessions de formation organisées par le ministère de l’Intérieur, des Collectivités locales et de l’Aménagement du territoire. Cette semaine, la formation est consacrée au secteur de la solidarité, de la famille et des questions relatives à la femme, et ce afin d’édifier les élus sur les lois et règlements en vigueur, sachant que ces sujets accaparent l’essentiel des activités de la commune. Le service social est en effet très sollicité par les citoyens, en particulier en ce qui concerne la gestion des dossiers de demandes de subsides et aides sociales qui leur sont versées par l’État selon leur situation sociale (handicapés, femmes divorcées sans ressources, malades chroniques indigents…)
Il y a aussi la clarification des relations entre les collectivités locales et la direction de l’Action Sociale de la wilaya concernant notamment le recrutement de la main-d’œuvre pour des opérations ciblées soutenues par le secteur de la solidarité nationale, et l’implication des associations dans la réalisation de projets communaux.
J’estime que ces sessions de formation ont une utilité certaine pour les élus communaux et ce, afin qu’ils aient une vue d’ensemble sur le fonctionnement de tous les secteurs d’activité pour une meilleure collaboration entre eux et les collectivités locales.
En résumé, le but de ces formations est de permettre aux présidents d’APC de gérer en connaissance de cause l’ensemble de la collectivité qu’ils président. »
M. Djilali Ayachi, président de l’APC de Sidi Abderrahmane :
« La session a porté cette semaine sur des sujets très sensibles, à savoir la solidarité, la femme et les personnes aux besoins spécifiques, il est certain que nous allons tirer profit de cette formation du fait que la commune est en première ligne pour traiter de ces questions sociales qui concernent en premier lieu le citoyen et en particulier ceux qui souffrent de certains handicaps ou qui vivent des situations sociales très difficiles. Il y a des lois qui se rapportent à la prise en charge et la protection de ces catégories sociales que l’élu doit connaître et, par conséquent, appliquer à son niveau pour leur meilleure prise en charge.
L’objectif est de ces sessions de formation est de permettre à l’élu et en particulier le président d’APC d’être au diapason des lois et réglementations et donc de mieux situer les responsabilités, y compris les siennes, en matière de gestion des dossiers dont la collectivité a la charge. »
Larbi Abboub, président de l’APC d’Ouled Abbes :
« C’est la huitième semaine de formation organisée par la tutelle des collectivités locales au profit des présidents d’APC ; le sujet abordé cette fois-ci concerne la solidarité, la femme, la famille et les personnes aux besoins spécifiques. La formation nous a éclairés, en tant que présidents d’APC, sur nombre de points relatifs à la prise en charge des besoins sociaux des catégories défavorisées de la société. La formation a commencé dimanche dernier et se poursuivra jusqu’à jeudi prochain. Les informations que nous ont été communiqués par les formateurs vont nous permettre de prendre en charge les besoins des catégories dites défavorisées et aux besoins spécifiques, en notre qualité de premiers responsables au niveau de la commune qui est la cellule de base de l’organisation administrative de l’État. En tant que président d’APC, j’avoue que ce cycle de formation m’a permis de mieux appréhender certaines questions sociales et, surtout, de m’imprégner davantage des lois de la république édictées en faveur des citoyens d’une manière générale. »
Propos recueillis par Menouer Aït Saada