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Ouled Ben Abdelkader : les prix s’envolent

Le début du mois de Ramadhan n’a pas été sans les habituelles augmentations des prix des produits alimentaires. Cette année, la hausse des prix est durement ressentie par la population d’Ouled Ben Abdelkader.

Le premier jour de Ramadan a vu une envolée de prix à donner le vertige à Ouled Ben Abdelkader à l’instar de beaucoup de régions à travers le pays. Malgré les directives des pouvoirs publics appelant à donner à ce mois son véritable sens religieux et social, les commerçants ont décidé comme à l’accoutumée de déshabiller le consommateur. Les prix de certains produits ont enregistré une hausse de 10% à 20%. Ainsi, la pomme de terre qui a été écoulée à 100 dinars, deux jours avant Ramadan, s’est vendue à 120 dinars le premier jour de Ramadan. La tendance se poursuit jusqu’à ce jour.

La hausse des prix n’a pas épargné les autres produits : la tomate passe de 80 à 100 dinars, les carottes de 60 à 80 dinars, le piment doux et piquant est cédé à plus de 150 dinars, le haricot vert à 250 dinars et les pois frais à 120 dinars.

Cette envolée s’explique par la forte demande sur ces produits, car dès le premier jour de Ramadan, les locaux des fruits et légumes ont été pris d’assaut par les citoyens.

Les boucheries quant à elles, sont envahies par des dizaines de personnes, et ce, dès la matinée. Le poulet a atteint les 360 dinars le kilo et le prix de la viande rouge oscille entre 1500 et 1600 dinars. Les vendeurs d’herbes aromatiques et condiments comme le persil, la coriandre, la menthe, le romarin, le basilic et autresc trouvent des difficultés à satisfaire les commandes.

Les prix dans les soi-disant marchés de la « Rahma », ouverts essentiellement pour l’occasion du mois sacré, ne semblent pas être en mesure de concurrencer les marchés habituels. C’est pratiquement les mêmes prix qui sont affichés.

A chaque début de mois de ramadan, on remarque que la demande sur les sucreries monte d’un cran. « Zlabia » et « kalb ellouz » viennent en tête de ces matières convoitées. Cette année, les marchands doivent faire avec des conditions très particulières où l’on note une pénurie sinon la cherté de l’huile et l’indisponibilité de la semoule qui s’est fait sentir ces derniers temps. Mais cela n’a pas empêché le foisonnement de plus d’une dizaine de lieux de fabrication de zlabia au chef-lieu de commune.

Selon les propos des uns et des autres, si la situation en reste là, les petites bourses se seraient aggravées davantage. Certains qualifient de boulimique le comportement des gens qui se bousculent pour acheter des aliments pourtant des plus superflus.

Abdelkader Ham

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