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Marché aux puces de Hay Bensouna (Chlef) : on y trouve de tout !

Le marché aux puces de Chlef attire du monde. Et même beaucoup de monde. La cause : tout un chacun espère dénicher la bonne affaire ou l’objet rare qu’il convoite. On y trouve des pièces de rechange auto neuves ou usagers, des articles ménagers, des bonbonnes de gaz butane, des téléphones portables et leurs divers accessoires, des lampes torche, des souliers, des bottes, des combinaisons de travail… et des herbes médicinales fraîchement cueillies dans les campagnes alentour.

Bien sûr, comme il est courant dans les contrées du Centre Ouest, les gargotiers ne sont pas en reste. Dressant leurs tentes aux endroits stratégiques, ils proposent de la « maakouda », des œufs bouillis, du thon en boîte, de la « carantica », du jus et de la limonade au verre.

On y vient aussi pour mettre en vente qui un vélo usé ou neuf, une trottinette et quantité d’autres objets hétéroclites pour la plupart en fin de vie… 

Le marché se tient presque tous les jours sur le trottoir face à l’esplanade du marché de Hay Bensouna, l’ex-station de taxis inter-wilayas. C’est le jeudi matin que l’on rencontre le plus de visiteurs.

Il y aussi quelques femmes qui osent dresser leurs étals mais loin de la cohue. Elles se positionnent généralement le long du mur d’enceinte du marché, à l’ombre des ficus, pour proposer des gâteaux secs, des mouchoirs en papier, des bonbons, des aiguilles à coudre, des coupe-ongles, des peignes et différentes autres babioles. Les marchandes, de vieilles femmes qui n’ont apparemment pas été gâtées par la vie, et cela se voit autant sur leurs visages burinés que dans leur accoutrement, passent de longues heures à attendre vainement un client. Ou un bienfaiteur. Il est de coutume ici que des gens consentent à payer un produit au double voire au quintuple de son prix. Une manière polie d’aider ces pauvres hères dont on ne sait comment elles arrivent à survivre avec si peu de moyens. Eh oui, les natifs de la région savent que ce n’est avec un étalage dont la valeur totale n’excède pas les 200 DA que l’on peut gagner de quoi sustenter sa famille.

Face au marché aux puces, presque sur les berges de l’oued Tsighaout, un cours d’eau « assassiné » par ses riverains, au vu de la quantité incroyable de saletés et d’immondices qu’il y déversent, se tiennent les fripiers. Sur d’immenses tréteaux sont disposés chemises, pulls, vestes, manteaux, parkas, veste, shorts, tee-shirts et pantalons. On peut y dénicher quelques habits tout neufs. Certains proviennent des stocks d’entreprises publiques ou privées.

La commune de Chlef devrait réfléchir à mieux organiser ce marché populaire qui s’installe dans les habitudes, après avoir été interdit de la cité pendant plusieurs années. Cette organisation suppose le respect de quelques règles de sécurité comme le contrôle systématique de quelques activités et en particulier le commerce de bouche. On ne sait jamais, une intoxication peut vite arriver.

A. L.

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