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L’association Mahfoudh Touahri fête ses 28 ans

Elle rayonne sur la ville de Miliana

L’association Mahfoudh Touahri fête ses 28 ans

L’association Mahfoudh Touahri des arts dramatiques a célébré le 2 novembre dernier son 28ème anniversaire au théâtre municipal de Miliana en présence du directeur de la Culture de la wilaya d’Aïn Defla et des autorités locales de la ville.

L’événement a drainé une grande foule et a été l’occasion de faire le bilan de l’association et une rétrospective des 18 œuvres produites pendant les 28 ans passés par un spectacle intitulé «Le rêve».

C’était aussi l’occasion propice pour honorer les trois présidents de l’association, en l’occurrence Mohamed Cherchal et les deux regrettés Khelifa Mustapha et Samir Boumaadh ainsi que l’actuel président Redha Takhrist.

La date du premier novembre 1990 restera une date mémorable pour les membres fondateurs de l’association Mahfoudh Touahri des arts dramatiques de la ville de Miliana. Ce jour-là, de jeunes animateurs de la jeunesse et des scouts se sont rencontrés à la maison des jeunes Mohamed Bouras de Miliana pour créer une association de théâtre qui rêvaient de se produire sur scène dans le cadre du théâtre amateur. L’association est conduite par un éducateur de jeunes issu du centre de formation des éducateurs de jeunesse de Tixraïne, à Alger. Ce jeune ambitieux n’est autre que le grand réalisateur d’arts dramatiques Mohamed Cherchale. Le nom de l’association a été choisi par lui-même : l’association portera le nom d’un jeune scout appelé Mahfoudh Taouahri qui a trouvé la mort, avec une vingtaine de volontaires, dans l’incendie de la poudrière de Zaccar à Miliana en 1968.

Flash-back

Un an après la création de l’association, Mohamed Cherchale a eu l’honneur de signer les deux premières pièces de l’association en 1991 : «win biha» (Où allez-vous) et, deux ans après, en 1993, «Beit el Nar» (la maison du feu). Un an plus tard, en 1994,  il récidive avec «Djoudhour» (Racines). Les jeunes comédiens ne précipitent pas les choses car ils cherchent à adapter les meilleurs textes pour évoluer. Ils présentèrent ainsi une série d’œuvres qui vont les faire connaître à travers le pays : «Holm leilet saif» (Songe d’une nuit d’été) en 1996 et  «Djoudhour 2» (Racines 2) en 1997.

Sid Ahmed Kara-Hacène a été l’un des membres les plus actifs qui s’est distingué par la réalisation de plusieurs œuvres à côté de Chafik Techoudad ainsi que d’autres jeunes talents.

L’aventure continue par une expérience de monologue «The bug» en 1998 avant de s’attaquer à de grandes œuvres telles que «Le bourgeois» de Molière en 1999.

L’heure des grand succès est arrivée avec la pièce «Lille el Lille» (la nuit des nuits) qui a obtenu le grand prix du festival euro-méditerranéen de Mostaganem en 2001. Un an après, Mohamed Cherchale revient au même festival et décrocha le grand prix avec «le Roi se meurt» en 2002 «La leçon» en 2003.

L’association passera par un passage à vide pendant trois ans avant de produire «Antigone» de Molière dans le cadre de la manifestation «Tlemcen capitale de la culture islamique» en 2007.

Chafik Techoudad réalisera en 2010 et 2012 «El Qadhia» (l’affaire) et «Si el Moukhredj» (Monsieur le réalisateur) avec laquelle il décrocha le prix de la meilleure réalisation au festival du théâtre amateur de Mostaganem.

En 2015 l’association a produit «La chute libre» et la dernière production dans laquelle Redha Takhrist s’est distingué, à savoir «El Beit el wardi» (la maison rose) réalisé par Tarek Aachba.

Autour de l’événement

Selon Mohamed Cherchale, «l’association a connu pendant 28 ans des hauts et des bas, mais elle a su résister et se faire une bonne réputation. Ses œuvres lui ont permis de se faire connaître à travers toute le pays». Il ajoute : «Pour moi, c’est un grand honneur que de figurer parmi les fondateurs de l’association et son premier réalisateur, je serais très heureux si l’association se penche sur la formation des jeunes talents pour assurer la continuité afin de préserver tous les acquis… Espérons quelle soit accompagnée et aidée pour concrétiser ses projet», conclut Mohamed Cherchale.

De son côté, l’actuel président, Redha Takhrist, souligne : «Nous sommes pour la continuité et sommes engagé à tout faire pour encadrer les jeunes et leur assurer des formations dans les différents métiers du théâtre. Je souhaite seulement l’aide des autorités de la wilaya ainsi que de la direction de la Culture car l’association a des projets à réaliser et l’unique espace d’activité qui le théâtre municipal de Meliana a besoin d’équipements qui permettent aux comédiens de bien se produire sur scène».

Rappelons que l’association Mahfoudh Touahri des arts dramatiques de Miliana est l’une des associations les plus actives à travers le pays et mérite bien d’être accompagnée pour bien servir la culture dans la région.

A. El Houari

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