Le paludisme continue son œuvre destructrice au Sahel, emportant chaque année des milliers de vie. Mais il est un espoir qui pointe à l’horizon avec l’autorisation de mise sur le marché du vaccin antipaludique.

Des millions de doses de vaccin antipaludique ont été acquises par les États africains confrontés à ce fléau. Et les premiers résultats se font déjà sentir au Niger. Le pays a enregistré pendant les 8 premiers de l’année en cours environ 925 décès alors qu’en 2021, ce chiffre a atteint les 5 000 victimes.

Dans une interview accordée la semaine dernière à la BBC, le ministre Nigérien de la Santé publique a indiqué que le paludisme n’est pas totalement éradiqué et que l’année dernière, le Niger a recensé plus de 5 millions de personnes atteintes de cette maladie. Plus de 5000 personnes en sont mortes. Le ministre se réjouit toutefois de la « baisse considérable » des cas de malades enregistrés en 2022, soit 1 312 925 dont 1 312 000 cas de guérisons et 925 cas de décès.

Parmi les mesures prises par le gouvernement pour combattre la maladie, la mise à la disposition des centres de santé d’un nombre très important de médicaments antipaludéens.

Selon le ministre de la santé publique, « cette année, le gouvernement a décidé d’aller de porte à porte, pendant tous les 4 mois de la saison pluvieuse, pour donner des médicaments aux enfants, et cela gratuitement, chaque mois ».

Autre mesure prise par le gouvernement : la gratuité des produits antipaludéens à toute âgée entre 0 et 16 ans qui se présente à un centre de santé dont le diagnostic montre qu’il a le paludisme.

Un problème majeur au Mali

Au Mali, le paludisme constitue le premier motif de consultation dans les centres de santé avec 34%, selon le Système Local d’Information Sanitaire (SLIS 2021). Il a aussi été enregistré 3 204 275 de cas confirmés de paludisme dont 2 156 330 cas simples et 1 047 945 cas graves pour 1 480 décès à déplorer.

Selon l’OMS la région d’Afrique concentrerait 95% des 229 millions de cas et compte 409 000 des décès imputables à cette maladie dans le monde. Le Mali et d’autres pays africains demeurent vulnérables dans la lutte contre le paludisme et sont les plus touchés.

Le paludisme demeure un problème majeur de santé publique et constitue le premier cas de morbidité et de mortalité, surtout chez les femmes enceintes et les enfants de moins de 5 ans. Plus de 130 mille femmes enceintes ont été affectées par la maladie au Mali courant l’année 2020-2021.

En termes de stratégie de lutte, l’État malien a adopté plusieurs politiques de prévention et de prise en charge dont la gratuité des tests et médicaments contre le paludisme pour les femmes enceintes et les enfants âgés de moins de 5 ans. Des mesures dont l’impact reste toutefois très faiblement ressenti au niveau des populations.

Le Plasmodium falciparum, la forme la plus grave du paludisme, est responsable d’une grande majorité des décès associés à cette maladie.

L. C.

By admin

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.